solaire sans batterie

« Le solaire sans batterie, c’est comme un téléphone sans chargeur. » Cette comparaison simple du ministre togolais de l’Énergie résume parfaitement le défi auquel le continent africain est confronté. Installer des panneaux solaires sans capacité de stockage, c’est produire de l’électricité uniquement quand le soleil brille, et se retrouver dans le noir dès qu’il se couche. Pas très utile pour alimenter une économie.

Aujourd’hui, une bataille mondiale se joue en Afrique pour le contrôle du stockage d’énergie. Derrière cette lutte, il y a des enjeux énormes : les batteries sont devenues le maillon faible de la transition énergétique. Sans elles, pas de développement solaire à grande échelle. Sans elles, pas d’indépendance énergétique.

Les pays africains l’ont bien compris. Ils ne veulent plus être de simples marchés où l’on déverse des technologies sans lendemain. L’objectif est clair; maîtriser toute la chaîne, de la production à la conservation de l’électricité. Parce qu’une énergie qu’on ne peut pas stocker, c’est une énergie qu’on ne contrôle pas.

Les puissances traditionnelles et les nouveaux partenaires se livrent une concurrence féroce pour imposer leurs technologies et leurs normes. Chaque contrat de fourniture de batteries est aussi un contrat d’influence. Chaque installation est une porte ouverte sur les données et les flux énergétiques de demain.

Pour l’Afrique, l’enjeu dépasse la simple question technique. Il s’agit de savoir qui contrôlera demain le « chargeur » du continent. Parce que celui qui contrôle le stockage contrôle aussi l’accès à l’énergie. Et celui qui contrôle l’énergie tient entre ses mains une part essentielle de la souveraineté des nations.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *