Paul-Henri Sandaogo Damiba

Les tensions persistent autour de l’ancien président de transition burkinabè, Paul-Henri Sandaogo Damiba, accusé fermement par les autorités de Ouagadougou d’être impliqué dans un projet de déstabilisation du Burkina Faso, partiellement financé depuis la Côte d’Ivoire. Si ces allégations s’avéraient fondées, son éventuelle extradition du Togo vers Ouagadougou apparaîtrait comme une mesure logique, voire nécessaire.

En effet, permettre à un individu de menacer la sécurité d’un État voisin, de se maintenir sur le territoire togolais pourrait être interprété comme une forme de complicité, incompatible avec les principes de bonne voisinage.

Depuis l’arrivée au pouvoir du Capitaine Ibrahim Traoré, le Président togolais, Son Excellence Faure Gnassingbé, a affiché un soutien indéfectible au Burkina Faso. Plus encore, le Togo s’est positionné comme un défenseur résolu des pays de l’AES face à la CEDEAO, dont les sanctions et pressions risquaient d’aggraver la vie des populations. Cette solidarité s’inscrit dans une relation diplomatique historique entre les deux pays, marquée par des décennies de collaboration. Dans ce contexte, la présence de l’ancien président Damiba au Togo, s’il est effectivement impliqué dans des activités déstabilisatrices, représenterait une menace directe à cette bonne entente entre les deux pays.

Si une extradition devait avoir lieu, elle enverrait un signal fort qui est celui d’une coopération sans faille entre le Togo et le Burkina Faso dans la lutte contre les menaces sur les deux pays. Et pour Ouagadougou, cela permettrait de neutraliser un risque sécuritaire, alors que pour Lomé, ce serait l’occasion de réaffirmer son engagement en faveur de la stabilité régionale, tout en évitant d’être vu comme un refuge pour des déstabilisateurs comme Damiba. Une telle décision renforcerait également la crédibilité du Togo en tant que partenaire fiable des pays de l’AES.

Pour l’heure, aucune source officielle n’a confirmé cette extradition. Cependant, si elle se concrétisait, elle serait vue comme une victoire diplomatique pour les deux pays. Elle démontrerait que les relations bilatérales priment sur les considérations individuelles, et que la stabilité régionale reste une priorité partagée.

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