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Finis les amphis bondés et les formations techniques inaccessibles ? Le gouvernement, sous l’impulsion du Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso a dégainé son plan massif ce jeudi en Conseil des ministres. Sous la bannière de l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité (IPEQ), c’est un chantier colossal qui s’ouvre : 18 nouveaux amphithéâtres et 4 lycées techniques vont sortir de terre aux quatre coins du pays. Objectif avoué : casser le goulot d’étranglement de l’enseignement supérieur et professionnel.

La carte universitaire du pays est redessinée. La première vague livrera 12 amphis (de 500 à 1000 places) dans dix villes, de Ouaga à Gaoua en passant par Fada. Mais devant l’urgence, l’Exécutif ajoute immédiatement 6 amphis supplémentaires, visant spécifiquement les zones de forte tension comme Koudougou et Tenkodogo.

En parallèle, le volet « emploi » est attaqué de front par les lycées techniques. Bagré, Samandéni, Yako et Kaya auront leurs nouveaux établissements dédiés aux métiers concrets. Cette manœuvre répond à une critique récurrente qui former des diplômés en phase avec les besoins réels de l’économie, notamment dans l’agro-industrie, l’énergie et le BTP.

Au-delà des murs, c’est un pari sur l’avenir. Si ce plan tient ses promesses, il pourrait marquer un tournant historique car une génération mieux formée, moins contrainte à l’exil, et capable de porter le développement économique du pays.

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