Les Présidents nigérien Abdourahamane Tiani et algérien Abdelmadjid Tebboune ont convenu ce lundi à Alger de réactiver d’urgence les mécanismes conjoints de surveillance des frontières et de lutte antiterroriste dans la région du Sahel. Cette décision marque une nouvelle étape dans la coordination entre les deux pays voisins.
Face à la persistance des attaques terroristes et à l’expansion de la criminalité transfrontalière organisée, les deux chefs d’État ont exprimé leur vive inquiétude. Ils ont réaffirmé un principe fondamental : la sécurité de l’un est indissociable de celle de l’autre, soulignant l’interdépendance sécuritaire qui lie leurs nations.
Sur le plan diplomatique, les deux présidents ont décidé de maintenir leurs relations au plus haut niveau. Ils ont programmé la tenue de la Haute Commission mixte algéro-nigérienne à Niamey avant la fin du premier semestre 2026, et prévu des consultations politiques et sectorielles régulières pour renforcer leur partenariat.
Le volet économique n’a pas été oublié. Les deux dirigeants ont convenu d’accélérer la finalisation des accords en cours dans plusieurs domaines stratégiques : recherche géologique et minière, soutien aux micro-entreprises et à l’entrepreneuriat, développement des start-ups, poste et télécommunications, numérisation des services, culture, jeunesse et sports, ainsi que formation professionnelle.
Cette relance globale de la coopération bilatérale traduit la volonté commune d’Alger et Niamey de faire face ensemble aux défis sécuritaires tout en développant leurs échanges économiques. Elle intervient dans un contexte régional marqué par l’instabilité et la nécessité d’une coordination accrue entre États sahéliens et maghrébins.
