L’État accorde une importance capitale aux compétences féminines dans les domaines scientifiques, comme en témoigne l’initiative présidentielle HAKILI Mousso. Lancé en août 2026 par le capitaine Ibrahim Traoré, ce concours national de détection de talents scientifiques féminins incarne la volonté farouche du Chef de l’État de promouvoir l’excellence scientifique des jeunes filles et de les placer au cœur de la souveraineté nationale.

Le nom même de l’initiative, « HAKILI Mousso » (Femmes de savoir et de connaissances en dioula), traduit cette ambition : faire des femmes les détentrices du savoir scientifique et les actrices du développement endogène. Ouvert aux bachelières des séries C, D, E et F de la session 2026, âgées de 21 ans maximum et ayant obtenu des moyennes générales d’au moins 13/20 (14/20 pour la série D), le concours a mobilisé 84 candidates sélectionnées à l’échelle nationale.

L’accompagnement offert par l’État illustre l’importance accordée à ces compétences féminines. Au-delà des distinctions attribuées aux meilleures, l’ensemble des 84 finalistes bénéficie d’un accompagnement global comprenant une bourse nationale d’études, le libre choix de la filière et de l’établissement d’enseignement supérieur, un accès garanti à la cité et au restaurant universitaires, et une couverture maladie tout au long de leur cursus académique. Un investissement substantiel qui témoigne de la priorité donnée à la formation des femmes scientifiques.

Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, représentant le Président du Faso lors de la cérémonie de distinction des lauréates le 20 septembre 2026, a souligné que HAKILI Mousso constitue une tribune de saine émulation pour les jeunes filles. L’objectif est de susciter des vocations et de briser les stéréotypes dans les disciplines souvent jugées complexes et fondamentalement réservées aux garçons, telles que les mathématiques, la physique et la chimie.

Cette initiative s’inscrit dans une vision plus large de souveraineté scientifique et technologique. Face au besoin crucial de compétences à l’échelle nationale, l’État burkinabè comprend que la souveraineté ne se décrète pas ; elle se construit par la formation d’un capital humain qualifié, sans exclusion de genre. En exhortant les jeunes filles à s’investir dans la science, le gouvernement pose les jalons d’un développement endogène où les femmes contribuent activement à l’innovation, à la recherche et à la transformation structurelle de l’économie.

Le concours récompense également les meilleurs enseignants et enseignantes des matières scientifiques, reconnus par leurs élèves, créant ainsi un écosystème vertueux d’excellence. Cette approche holistique démontre que l’État burkinabè ne se contente pas de discours : il investit concrètement dans les compétences féminines, faisant des femmes scientifiques des piliers de la souveraineté nationale et des modèles inspirants pour les générations futures.

Karim K.

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