Au Tchad, le dialogue national qui s’est achevé il y une semaine a proposé une batterie de mesures visant à assainir la vie politique nationale et surtout régler le problème de pléthore et du fonctionnement des partis politiques. Une situation similaire dans beaucoup de pays africains. Nous en débattrons cette semaine sous l’Arbre à Palabre avec nos invités.

Les participants au dialogue national au Tchad ont également exigé que des partis politiques aient une représentation effective dans les 2/3 au moins des provinces du pays comme critère de leur reconnaissance. Ils recommandent aussi la promotion des regroupements des partis politiques en tenant compte des proximités idéologiques, le respect scrupuleux des textes statutaires des partis politiques en matière de renouvellement de leurs responsables, la mise en place un cadre de concertation consensuel entre les partis politiques.

On assiste à un nombre exagérément élevé de partis politiques dans beaucoup de pays africains. Environ 300 au Cameroun pour une population d’un peu plus de 25 millions d’habitants. Il y a plus de 400 partis politiques en République démocratique du Congo évoluant pour la plupart dans la capitale, Kinshasa. Tandis que la Guinée-Conakry, avec 13 millions d’habitants en compte au moins 120 et le Mali (15 millions d’habitants) à près de 180 partis politiques.

L’avènement de la démocratie en Afrique qui a ouvert la voie à la libéralisation de l’espace politique a permis un foisonnement des partis politiques. Beaucoup d’entre eux n’ont pas d’idéologie et résument pour la plupart des cas en la personne de leurs leaders.

Paul ANDRE

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