désenclavement

Le gouvernement a franchi une nouvelle étape dans sa politique de désenclavement. Un prêt de 46,1 milliards de FCFA (environ 80,3 millions USD) de la Banque africaine de développement a été ratifié. Objectif : renforcer le réseau routier et sortir des zones entières de l’isolement.

Les fonds serviront au Projet d’appui au secteur des transports (PAST). Derrière ce nom technique se cache une ambition simple : faire circuler les gens et les marchandises, là où aujourd’hui les pistes sont impraticables à la saison des pluies, là où les agriculteurs perdent une partie de leurs récoltes faute de pouvoir les acheminer vers les marchés.

Car le constat de la BAD est sans appel : le Burkina Faso possède l’un des réseaux routiers les moins développés d’Afrique de l’Ouest. Peu de bitume, des pistes dégradées, des zones reculées qui ressemblent à des impasses. Résultat : l’économie patine, les investissements fuient, les populations s’enlisent.

Ce projet est un instrument structurant. Il ne s’agit pas de poser quelques kilomètres de bitume ici ou là, mais de créer des corridors qui relient les bassins de production aux centres de consommation, qui ouvrent des routes vers les pays voisins pour que les échanges reprennent. C’est aussi un pari sur la résilience : des routes en bon état, c’est des ambulances qui arrivent à temps, des enfants qui vont à l’école, des marchés qui s’approvisionnent.

Avec cet argent, le gouvernement poursuit sa stratégie entamée sous le leadership du Capitaine Ibrahim Traoré, de désenclaver le pays, coûte que coûte.

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