forages

Le Projet d’appui au mécanisme incitatif de financement agricole (ProMIFA) passe à l’action. Objectif : 400 forages et périmètres maraîchers. Autant de points d’eau pour les régions qui en manquent cruellement. De quoi transformer les saisons sèches en périodes de production, et non plus de jachère forcée.

Construire des forages, c’est bien. Les gérer, c’est mieux. Le ProMIFA l’a compris. Cette semaine, des ateliers de formation sont organisés dans cinq régions : Maritime, Kara, Plateaux, Centrale, Savanes. Les conseillers techniques de l’Institut de conseil et d’appui technique (ICAT) apprennent à piloter ces infrastructures. Parce qu’un forage mal entretenu, c’est de l’argent public jeté.

Le ProMIFA repose sur un mécanisme astucieux : le partage de risques. Les banques prêtent aux agriculteurs. Si les récoltes sont mauvaises, le projet prend le relais. De quoi rassurer les institutions financières, souvent frileuses face au monde rural. Résultat : plus de crédits, plus d’investissements, plus de production.

Le Togo veut nourrir sa population. Et exporter, aussi. Mais sans eau, pas de récoltes. Sans récoltes, pas de revenus. Les 400 forages visent à briser ce cercle vicieux. Les périmètres maraîchers, eux, permettront aux femmes, souvent premières productrices, de cultiver des légumes toute l’année. Tomates, oignons, laitues : de quoi approvisionner les marchés locaux et améliorer la nutrition.

L’État, sous la houlette du Président du Conseil Faure Gnassingbé, a mis les moyens.

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