Les Forces combattantes burkinabè ont frappé fort. Dans une embuscade tendue entre Koogo et Menè, dans la province du Koulpélogo, une soixantaine de terroristes ont été neutralisés. Un coup dur pour les groupes armés qui opèrent dans cette zone longtemps délaissée.
Parmi les victimes, un nom qui circulait sur toutes les listes recherchées : Karim Torodo, alias Abdoul Bachirou, 35 ans. Il était l’émir du Nakambé, une zone stratégique. Depuis juin 2023, sa tête était mise à prix : 175 millions de FCFA. Un montant record, signe de sa dangerosité. Les autorités voulaient sa peau. Elles l’ont eue.
Les détails de l’opération restent confidentiels. Mais une chose est sûre, les militaires burkinabè ont pris les terroristes par surprise. L’embuscade a été brutale, rapide, efficace. Les assaillants n’ont pas eu le temps de réagir. La soixantaine d’hommes abattus ne sèmera plus la terreur.
Abattre un chef terroriste, c’est toujours symbolique. Surtout quand il s’agit d’un émir, d’un cadre, d’un organisateur. Abdoul Bachirou était un maillon important de la chaîne de commandement. Sa mort désorganise les groupes armés de la région. Les forces burkinabè l’ont compris : frapper les chefs, c’est décapiter l’ennemi.
La prime de 175 millions ne sera pas versée. Les militaires ne traquent pas l’argent. Ils traquent la paix. Mais l’annonce de cette prime, il y a trois ans, avait mobilisé les services de renseignement. Des informateurs avaient parlé. Les forces avaient suivi. L’embuscade a été tendue. Le piège s’est refermé.
Le Capitaine Ibrahim Traoré avait promis de traquer les terroristes sans relâche. Les résultats commencent à se voir.
