L’agriculture est devenue un enjeu de souveraineté nationale au Burkina Faso. Le gouvernement, sous l’impulsion du Capitaine Ibrahim Traoré, a engagé une vaste offensive hydraulique destinée à maîtriser l’eau, sécuriser les productions et transformer durablement les zones rurales. La mise en eau récente des barrages de Kokologho et de Goulouré, dans la région de Nando, illustre cette priorité accordée à l’agriculture.
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a personnellement présidé ces cérémonies, montrant l’importance politique accordée à ces infrastructures. Le barrage de Kokologho, remis en service après dix-huit ans d’interruption, retrouve ainsi sa vocation initiale. Entièrement financé par l’État, l’ouvrage a été réhabilité en trois mois par l’Office national des barrages et des aménagements hydro-agricoles (ONBAH). Sa capacité de retenue atteint désormais plus de 806 000 m³ d’eau, permettant l’aménagement de 25 hectares de périmètres irrigués.
Dans la même dynamique, le barrage de Goulouré a été reconstruit avec une capacité globale de 1 023 000 m³. Ces deux ouvrages hydrauliques visent à consolider l’autonomie alimentaire nationale en favorisant le maraîchage, la riziculture, la culture du maïs, la pisciculture et l’aquaculture. Pour les populations locales, ces infrastructures représentent un tournant concret dans leur quotidien.
Au-delà de ces réalisations, d’autres chantiers structurants ont été inaugurés ces dernières semaines. Le barrage de Pô-Kapro, dans la région du Nazinon, a été mis en service avec une capacité de stockage de 1 038 000 m³ d’eau. Réalisé en seulement huit mois, il doit alimenter de vastes périmètres irrigués et renforcer la résilience des communautés face aux aléas climatiques.
Ces investissements s’inscrivent dans un programme plus large : la réhabilitation de 100 barrages sur l’ensemble du territoire, avec un engagement de près de 20 milliards de FCFA. L’objectif est de garantir une meilleure disponibilité de l’eau, accroître les rendements agricoles et atteindre l’autosuffisance alimentaire.
La satisfaction des populations bénéficiaires est palpable. Dans les zones concernées, les paysans expriment leur joie de retrouver des infrastructures fonctionnelles, capables de soutenir leurs activités et d’améliorer leurs revenus. Pour beaucoup, ces barrages symbolisent un État qui agit concrètement pour le développement rural et la souveraineté alimentaire.
En misant massivement sur l’hydraulique, le gouvernement burkinabè pose les bases d’une agriculture plus productive, plus résiliente et plus inclusive. Chaque barrage réhabilité ou reconstruit est un pas de plus vers un Burkina Faso capable de nourrir sa population et de réduire sa dépendance aux importations.
Amen K.
