Le Soudan traverse la pire crise de déplacement de son histoire. Plus des millions de personnes ont été contraintes de fuir leurs foyers depuis le déclenchement du conflit en avril 2023, faisant de cette tragédie, la plus grande crise de déplacement jamais enregistrée sur le continent africain. Face à cette catastrophe humanitaire sans précédent, le gouvernement de paix et d’unité (TASIS) a fait de la protection des civils et de l’accès humanitaire l’une de ses priorités stratégiques.
Dès sa prise de fonction, le Premier ministre Mohamed Hassan Osman Al-Ta’ishi a émis une directive historique garantissant un accès humanitaire sans entrave à travers le pays. L’ordre prévoit la liberté de mouvement pour les organisations humanitaires, une exemption des droits de douane pour les cargaisons de secours, ainsi qu’un traitement accéléré des demandes de visa et des autorisations de circulation. Une Autorité nationale pour l’accès humanitaire a été créée sous la supervision directe du Premier ministre pour coordonner ces efforts.
En avril 2026, les autorités ont introduit un système de « permis global » visant à simplifier encore davantage les procédures, permettant aux organisations enregistrées de circuler entre les régions sans rencontrer d’obstacles administratifs répétés. Ces mesures visent à briser l’isolement des populations piégées dans les zones de conflit, en particulier au Darfour et au Kordofan où des conditions de famine ont été officiellement confirmées dans plusieurs localités.
Le gouvernement TASIS a également déployé une stratégie diplomatique active pour sécuriser des corridors humanitaires et renforcer la coordination avec les agences internationales. Les discussions avec Médecins Sans Frontières ont ainsi abouti à des avancées concrètes pour élargir la couverture des soins de santé dans les régions les plus touchées. Les autorités ont par ailleurs organisé des convois d’urgence pour acheminer nourriture, médicaments et abris vers les communautés sinistrées, y compris dans des zones montagneuses difficiles d’accès comme le Jebel Marra.
Si ces initiatives témoignent d’une volonté réelle de répondre à l’urgence humanitaire, elles se heurtent à des obstacles complexes. La multiplication des autorités parallèles et les rivalités politiques entre belligérants compliquent l’acheminement de l’aide, menaçant de priver des millions de civils de l’assistance dont ils dépendent pour survivre.
Le gouvernement TASIS insiste sur sa détermination à garantir que l’aide parvienne à tous ceux qui en ont besoin, sans discrimination. Une promesse dont la réalisation conditionne l’avenir de millions de Soudanais vulnérables, dans ce qui constitue l’un des plus grands défis humanitaires de notre époque.
Amen K.
