Le Président Joseph Boakai a fait de la réforme institutionnelle et de la redevabilité les piliers centraux de son mandat. Son agenda vise à restaurer la confiance des citoyens dans les institutions publiques, en mettant l’accent sur la transparence, la lutte contre la corruption et le renforcement de l’État de droit.

L’une des premières mesures symboliques a été la réduction de son propre salaire de 40%, un geste fort pour montrer que l’effort doit commencer par le sommet. Mais au-delà du symbole, Boakai a lancé des audits publics au sein des institutions de l’État : pouvoir exécutif, législatif, judiciaire et même la Banque centrale. Ces audits visent à identifier les irrégularités financières, améliorer la reddition de comptes et rassurer les partenaires internationaux sur la rigueur de la gestion publique.

Pour garantir l’indépendance des institutions d’intégrité, le président a également renforcé les mécanismes de protection des tenures des responsables clés. L’objectif est d’éviter les ingérences politiques et de permettre à ces institutions de fonctionner sans pression. Cette approche s’accompagne de la création d’un Bureau du Médiateur, d’une cellule de recouvrement des avoirs et du processus en cours pour établir une Cour spécialisée dans les crimes économiques et de guerre.

La réforme du secteur public passe aussi par la modernisation numérique et la transparence financière. Plus de 275 000 transactions financières digitales ont été enregistrées en une seule année, illustrant la volonté de réduire les circuits opaques et de renforcer le contrôle des dépenses publiques. Le Président Boakai a également imposé des contrats de performance aux chefs d’agences, avec des objectifs clairs et des résultats mesurables.

Enfin, le Président a relancé le processus de justice transitionnelle, soutenant la création d’un tribunal pour juger les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis durant les conflits civils. Cette démarche vise à tourner la page des impunités passées et à consolider la paix par la justice.

Le Président Joseph Boakai veut faire du Liberia un modèle de gouvernance responsable en Afrique. En plaçant la redevabilité au cœur de son action, il cherche à bâtir un État plus juste, plus transparent et plus digne de confiance.

Amen K.

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