Sous l’impulsion du capitaine Ibrahim Traoré, le Burkina Faso a fait de l’agriculture le pilier de sa souveraineté nationale. À travers une politique volontariste de subventions aux intrants, de mécanisation et d’aménagement de terres, l’État transforme durablement le quotidien des producteurs et renforce la sécurité alimentaire du pays.
En mai 2026, le gouvernement a autorisé la ratification d’accords de financement dépassant 164 milliards de francs CFA pour moderniser le secteur agricole . Ces fonds, répartis entre l’Opération d’appui à la transformation de l’agriculture (OATA-BF) et l’Opération d’urgence pour le renforcement de la production agricole (OURPA-BF), financent l’aménagement de 3 900 hectares de terres irriguées, la construction de deux centres de stockage de 400 000 tonnes à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, ainsi que l’acquisition de 68 700 tonnes d’engrais et 10 000 tonnes de semences améliorées . L’objectif est d’augmenter la production de 1,3 million de tonnes de maïs et de plus de 700 000 tonnes de riz .
L’appui de l’État se traduit concrètement sur le terrain. Dans les plaines aménagées de Bama et de la Léraba, les producteurs bénéficient d’engrais subventionnés à 15 000 FCFA le sac, contre un prix marché oscillant entre 25 000 et 30 000 FCFA . Kanama Son, producteur à Douna, témoigne : « Sans l’engrais subventionné, je ne pouvais pas obtenir ces résultats » . Grâce à ces intrants, il a récolté 20 sacs de 100 kg de maïs, contre une production bien moindre auparavant .
Pour la filière coton, le gouvernement a mobilisé 15,8 milliards FCFA pour soutenir la campagne 2026-2027, avec un prix de cession à crédit des engrais maintenu à 17 500 FCFA le sac, quel que soit le type d’engrais . La BOAD apporte 50 milliards FCFA supplémentaires pour financer l’acquisition de 120 000 tonnes d’intrants, avec l’ambition de faire passer la production cotonnière de 300 000 à 550 000 tonnes .
L’État a investi plus de 20 milliards FCFA dans l’acquisition de tracteurs et environ 4 milliards pour les motoculteurs . Le ministre de l’Agriculture, Ismaël Sombié, a annoncé la poursuite des labours gratuits pour les coopératives exploitant de nouveaux bas-fonds et les personnes déplacées internes, ainsi que des labours fortement subventionnés à 10 000 FCFA/ha avec tracteur et 5 000 FCFA/ha avec motoculteur, contre un coût réel dépassant 16 000 FCFA .
Ces investissements massifs ont produit des résultats spectaculaires. En 2025, le Burkina Faso a enregistré une production céréalière record de 7 142 484 tonnes, en hausse de 17,63 % par rapport à la campagne précédente . Le taux de couverture des besoins alimentaires a atteint 126,6 %, permettant au président Traoré de proclamer l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire . La production de riz a dépassé le million de tonnes, soit une hausse de 49 % en un an .
Au-delà des chiffres, ces subventions ont un impact direct sur le pouvoir d’achat et la dignité des producteurs. Elles permettent aux ménages ruraux d’augmenter leurs revenus, de sécuriser leur alimentation et de contribuer pleinement à l’effort national de souveraineté. En soutenant massivement son agriculture, l’État burkinabè démontre que la souveraineté alimentaire n’est pas un vain mot : elle se construit par des actes concrets, au bénéfice direct du peuple.
A. Bayor
