Le Président Félix Tshisekedi vient de franchir un cap décisif dans la lutte contre la corruption. Par ordonnance présidentielle, il a institué un Tribunal pénal économique et financier, une juridiction spécialisée chargée de traquer et de juger ceux qui pillent les caisses de l’État. Une décision forte qui répond à une exigence de justice et de transparence.
Ce nouveau tribunal sera compétent pour juger les affaires de détournement de deniers publics, de blanchiment d’argent, d’enrichissement illicite et de corruption. Autant de fléaux qui ont trop longtemps gangrené l’économie congolaise et miné la confiance des citoyens dans leurs institutions. L’heure n’est plus à l’impunité.
La structure comprendra une chambre de première instance et une chambre d’appel, garantissant ainsi aux justiciables un procès équitable à tous les niveaux. Composé de 40 juges, dont 20 magistrats professionnels et 20 juges assesseurs, ce tribunal disposera des ressources humaines nécessaires pour traiter efficacement les dossiers sensibles.
L’autonomie fonctionnelle accordée à cette nouvelle instance, couplée à un budget propre inscrit au budget national, lui donne les moyens de travailler en toute indépendance. Plus question que ces dossiers sensibles soient étouffés par manque de moyens ou sous pression politique.
A cet effet, la lutte contre la corruption n’est plus un slogan, mais une priorité nationale.
