Le secteur minier burkinabè connaît une transformation structurelle majeure. En 2025, le pays compte 15 mines industrielles en activité, ayant permis de produire 51,5 tonnes d’or sur l’année, confirmant la place du Burkina Faso parmi les grands producteurs aurifères du continent africain.
Ce qui retient davantage l’attention, c’est la montée en puissance des acteurs nationaux dans la détention des actifs miniers. Sur les 15 mines industrielles en exploitation, six sont désormais majoritairement contrôlées par des intérêts burkinabè, représentant 40 % du parc minier industriel national.
Les 60 % restants demeurent sous contrôle étranger, avec neuf mines aux mains d’opérateurs internationaux. Un déséquilibre qui tend toutefois à se réduire, au fil d’une politique volontariste de nationalisation progressive engagée par les autorités de la transition.
Cette dynamique s’inscrit dans un mouvement plus large observé en Afrique de l’Ouest, où plusieurs États cherchent à reprendre la main sur leurs ressources naturelles, longtemps exploitées au profit de multinationales étrangères, avec des retombées jugées insuffisantes pour les populations locales.
Pour Ouagadougou, l’enjeu est clair : transformer l’or du sous-sol en véritable moteur de développement endogène. La trajectoire engagée en 2025 semble indiquer que le Burkina Faso entend bien faire de sa souveraineté minière une réalité tangible, et non plus un simple horizon politique.
