cages flottantes du barrage de Samendéni

L’Initiative présidentielle pour la production agricole (IP-P3A) ne chôme pas. Cette semaine, les cages flottantes du barrage de Samendéni ont livré leur 4e récolte de poisson. Derrière ce chiffre, une réalité : le Burkina, pays sahélien par excellence, se rapproche à grands pas de l’autosuffisance en poisson.

Dans les eaux de Samendéni, des structures flottantes abritent des milliers de poissons. Nourris, surveillés, protégés, ils grandissent à vue d’œil. Les récoltes s’enchaînent. Chaque cycle apporte son lot de tonnes de tilapias et autres espèces. L’objectif : réduire drastiquement les importations de poisson congelé venus d’Europe ou d’Asie.

Le Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso l’a martelé : « Consommons ce que nous produisons ». Le poisson ne fait pas exception. Le Burkina a des lacs, des barrages, des retenues d’eau. Autant d’espaces à valoriser. L’IP-P3A est le bras armé de cette vision. Samendéni est un site pilote. D’autres suivront.

Les acteurs sont mobilisés. Techniciens, pisciculteurs, transformateurs. La chaîne de valeur se structure. Les récoltes régulières permettent d’alimenter les marchés locaux. Le poisson frais, moins cher que l’importé, devient accessible. Les ménages modestes peuvent enfin varier leur alimentation sans se ruiner.

Le pari est ambitieux : nourrir le Burkina par le Burkina. Le poisson est un maillon essentiel de cette chaîne de souveraineté alimentaire. Les récoltes de Samendéni sont encourageantes.

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