En marge de sa tournée dans la région du Yaadga, le Président du Faso, Camarade Capitaine Ibrahim Traoré, a tenu à lever toute ambiguïté sur les comparaisons établies par certains observateurs entre la situation actuelle du Burkina Faso et les événements ayant conduit au changement de pouvoir en 1987. Dans une déclaration d’une fermeté sans détour, le Chef de l’État a balayé d’un revers de main les spéculations sur d’éventuelles hiérarchies ou rivalités internes au commandement révolutionnaire.

« Il n’y a ni numéro 1, ni numéro 2, ni numéro combien. Il n’y a pas de numéro. Il n’y a pas deux capitaines dans un bateau. C’est clair, c’est net », a-t-il martelé devant les forces vives venues l’écouter. Cette formule, sèche et sans appel, entend clore définitivement un débat entretenu depuis plusieurs mois par des commentateurs, des relais médiatiques et des voix anonymes sur les réseaux sociaux, qui s’évertuent à distiller l’idée d’une hiérarchisation informelle, voire d’une rivalité larvée, au sein du commandement de la Transition.

Pour le Président Traoré, ce type de narratif ne relève pas de l’analyse politique innocente, mais d’une entreprise délibérée de division. En désignant telle ou telle personnalité comme « puissante », ces discours créeraient artificiellement un flou dans l’opinion publique, fragilisant du même coup la cohésion du commandement et, potentiellement, la sécurité des personnes ainsi désignées. Le Chef de l’État avait d’ailleurs, dans la même sortie, prévenu que ceux qui se livrent à ce jeu dangereux devront « assumer ensemble les conséquences » des problèmes qu’ils contribuent à créer.

Cette mise au point intervient dans un contexte où le Burkina Faso, engagé dans une profonde recomposition institutionnelle et sécuritaire aux côtés du Mali et du Niger au sein de l’AES, ne peut se permettre la moindre fissure dans sa chaîne de commandement. En rejetant catégoriquement toute idée de numérotation ou de rivalité interne, le Capitaine Traoré réaffirme que le pouvoir issu du 30 septembre 2022 repose sur un commandement uni, collégial dans son action, et non sur une hiérarchie personnalisée susceptible d’être instrumentalisée par des acteurs extérieurs ou intérieurs hostiles à la Révolution progressiste populaire.

Le message, désormais, est sans équivoque : ceux qui persisteraient à alimenter ces rumeurs de numéro un ou de numéro deux le feraient « à leurs risques et périls ». Une manière, pour le Président du Faso, de rappeler que la stabilité du commandement révolutionnaire ne se négocie pas et que toute tentative de la fragiliser par la parole ou par la communication sera désormais traitée avec la plus grande fermeté.

Amen K.

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