La guerre ne se gagne pas seulement avec des armes. Le Burkina Faso l’a compris, et son commandement militaire a décidé d’en tirer les conséquences : former mieux, former plus, former chez soi.
Dans un pays où la menace terroriste exige des soldats non seulement courageux mais techniquement aguerris, le volume horaire de formation des futurs cadres militaires a été porté à 1 126 heures. Un investissement pédagogique considérable, qui traduit une ambition claire : ne plus dépendre de l’extérieur pour construire une armée à la hauteur des défis du Sahel.
Ce tournant vers l’endogène n’est pas anodin. Il s’inscrit dans une dynamique plus large de reconquête de la souveraineté, où la maîtrise de la formation militaire devient un enjeu stratégique au même titre que l’armement ou le renseignement.
Au cœur de ce dispositif, trois valeurs cardinales : la rigueur, la discipline et le leadership. Des qualités que le commandement entend insuffler dès les premières heures de formation, pour produire des officiers capables de prendre des décisions justes sous pression, et d’entraîner leurs hommes vers la victoire.
Sur un théâtre d’opérations aussi imprévisible que celui du Burkina Faso, où l’ennemi frappe vite et se fond dans la population, c’est souvent la qualité du chef de terrain qui fait la différence. Ouagadougou a choisi de ne plus laisser ce facteur au hasard.
