Loin de l’agitation de la capitale, c’est dans le calme de Djamdè, aux environs de Kara, que le gouvernement togolais a choisi de se retrouver en conclave pour réfléchir à l’horizon lointain. Un retrait stratégique qui dit beaucoup sur la nature de l’exercice : non pas gérer l’urgence, mais construire le futur.
Sous l’impulsion du Président du Conseil Faure Gnassingbé, les membres du gouvernement ont planché sur une feuille de route à long terme dont l’ambition centrale est sans détour : transformer en profondeur les conditions de vie de chaque Togolaise et de chaque Togolais, où qu’il se trouve sur le territoire national.
Deux objectifs chiffrés donnent la mesure de cette ambition. Le premier : doubler le niveau de vie de la population, un défi colossal qui implique une croissance économique soutenue, inclusive et bien répartie sur l’ensemble du territoire. Le second : ramener le taux de pauvreté en dessous de la barre des 15 %, soit une réduction drastique qui nécessitera des politiques sociales ciblées et des investissements massifs dans les secteurs de base.
Des chiffres audacieux, certes, mais qui ont le mérite de fixer un cap clair et mesurable, loin des formules vagues qui habillent trop souvent les discours de planification sur le continent.
Reste l’essentiel : transformer ces ambitions en réalisations concrètes, dans un pays qui dispose d’atouts réels mais aussi de défis structurels persistants. Le conclave de Djamdè n’est qu’un point de départ. C’est dans les années à venir, sur le terrain, que se mesurera la portée véritable de cette feuille de route.
