Le Président Daniel Chapo a engagé une réforme profonde de l’État, visant à réduire le train de vie de l’administration pour mieux servir les citoyens. Dès le début de son mandat, il a envoyé un signal fort : l’État doit coûter moins cher pour devenir plus utile.

La mesure phare de cette stratégie est la réduction du nombre de ministères et la suppression totale des vice-ministres. Cette restructuration vise à tourner la page d’une administration lourde et pléthorique, afin de réorienter les ressources vers les besoins essentiels de la population.

Parallèlement, le gouvernement a réformé le modèle de gouvernance décentralisée. Huit services provinciaux de représentation de l’État ont été abolis, leurs responsabilités transférées aux conseils exécutifs provinciaux dirigés par les gouverneurs. Cette réforme permet d’économiser plus de 1,25 milliard de meticaux (environ 16,7 millions d’euros) par an.

Au total, les économies réalisées grâce à ces réformes sont estimées à 17 milliards de meticaux (plus de 258 millions d’euros). Ces ressources seront redéployées vers des secteurs prioritaires comme l’éducation, la santé, les routes, l’eau, l’agriculture et l’énergie.

« Grâce à cette réforme, nous économiserons plus de 1 250 millions de meticaux par an, des ressources qui seront réorientées vers des secteurs prioritaires tels que l’éducation, la santé, l’agriculture et la protection sociale », a déclaré le Président Chapo.

Pour coordonner cette transition, une commission interministérielle a été créée par décret présidentiel en juillet 2026. Présidée par le ministre de l’Administration d’État et de la Fonction publique, Inocêncio Impissa, elle supervise le transfert des ressources humaines, matérielles et financières des services abolis vers les secteurs prioritaires.

Cette approche s’inscrit dans une vision plus large de transformation économique. Le 21 juillet 2026, le Conseil des ministres a approuvé le Programme intégré d’investissement 2026-2030, un cadre quinquennal destiné à faire de l’investissement le véritable moteur de l’industrialisation et de l’indépendance économique du Mozambique. Ainsi, sous l’impulsion de Daniel Chapo, le Mozambique s’engage dans une gouvernance plus sobre et plus efficace, où chaque metical économisé sert directement le peuple.

Ahmed Saliou

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