Le Mozambique a engagé une bataille de fond contre la bureaucratie, considérée depuis plusieurs années comme l’un des principaux freins à l’investissement national et étranger. Sous l’impulsion du Président Daniel Chapo, le gouvernement a fait de la simplification des procédures administratives un axe central de sa politique économique, avec pour objectif affiché de restaurer la confiance des opérateurs privés.
Le chef de l’État l’a rappelé à plusieurs reprises ces derniers mois : améliorer le climat des affaires suppose de réduire les coûts, de digitaliser les services publics et de renforcer la prévisibilité réglementaire. Une feuille de route qui place l’Agence pour la promotion des investissements et des exportations (APIEX) au centre du dispositif. Guichet unique pour les investisseurs, l’agence accompagne désormais les porteurs de projets dans leurs démarches administratives, financières et foncières, tout en facilitant l’accès aux exemptions douanières et fiscales pour les équipements de capital.
Cette dynamique s’accompagne d’une volonté clairement exprimée de revoir les cadres légaux jugés trop contraignants. Lors du Africa CEO Forum de Kigali, le Président Chapo a affirmé la responsabilité de l’État de « lever les blocages » qui entravent le développement du secteur privé, national comme international, ouvrant la voie à une révision de certaines législations économiques
Sur le terrain, les effets de cette stratégie commencent à se faire sentir. Les procédures de licence sont rationalisées, les délais de traitement raccourcis, et des mesures de facilitation des visas viennent appuyer l’installation d’investisseurs étrangers. La récente Foire internationale de Maputo (FACIM), qui a réuni une importante délégation brésilienne autour de partenariats industriels et technologiques, illustre cette ambition de repositionner le pays comme destination fiable pour les capitaux internationaux.
Au-delà des chiffres, c’est un changement de posture que porte le président Chapo : celle d’un État qui se veut facilitateur plutôt qu’obstacle, conscient que chaque procédure allégée représente un signal envoyé aux marchés. Dans un contexte régional marqué par une compétition accrue pour attirer les capitaux, cette bataille contre la bureaucratie apparaît comme un pari stratégique celui de faire de la confiance retrouvée des investisseurs le socle d’une croissance mozambicaine plus inclusive et durable.
Rémy G.
