Les chiffres viennent de tomber. Et ils sont éloquents. Au quatrième trimestre 2025, la balance commerciale du Burkina Faso affiche un excédent de 928,4 milliards de FCFA. C’est presque trois fois plus qu’au trimestre précédent, où il était de 334,7 milliards. Une progression fulgurante, signe que l’économie résiste, malgré les secousses sécuritaires.
L’explication tient en deux mots : le Burkina vend plus, et n’achète guère plus. Les exportations ont bondi, sans que les douanes ne précisent encore quels produits tirent la croissance. L’or, probablement. Le coton, peut-être. Les importations, elles, n’ont grimpé que de 0,7 %. À peine. De quoi creuser l’écart et faire gonfler l’excédent.
Les Burkinabè importent toujours autant. 1 126,9 milliards de FCFA au dernier trimestre, contre 1 118,7 milliards le précédent. La hausse est modérée. Carburants, machines, produits alimentaires, biens de consommation : le pays continue d’acheter à l’extérieur, mais sans que la facture ne s’envole.
Un excédent commercial, c’est de l’argent qui rentre plus qu’il ne sort. C’est de la richesse qui reste au pays. De quoi renforcer les réserves de changes, stabiliser le franc CFA, rassurer les partenaires internationaux. Dans un contexte où l’insécurité pèse sur l’activité, cette performance est un signal positif.
Le gouvernement du Capitaine Ibrahim Traoré peut se féliciter de ces chiffres. Ils montrent que, malgré les difficultés, le pays tient le cap. Les réformes économiques, la lutte contre la fraude, l’appui au secteur minier portent leurs fruits.
