La capitale congolaise suffoque. Embouteillages permanents, déchets envahissants, insécurité rampante : Kinshasa, mégapole de plus de 17 millions d’habitants, croule sous le poids de décennies de sous-investissement et de gestion urbaine défaillante. Face à ce constat, le Chef de l’État Félix Tshisekedi a décidé de rompre avec l’immobilisme.
Réuni autour du Président ce lundi à la Cité de l’Union africaine, une nouvelle structure opérationnelle a reçu des instructions fermes. Placée directement sous tutelle présidentielle, cette Taskforce se voit confier une mission claire : rendre à la ville son souffle, sa dignité et sa fonctionnalité.
À sa tête, le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, figure militaire dont la nomination envoie un message sans équivoque : l’heure n’est plus aux rapports et aux comités, mais à l’action concrète sur le terrain.
Car l’urgence est réelle. Dans une ville où l’informel a progressivement pris le dessus sur le planifié, rétablir la fluidité de la circulation, assainir les quartiers insalubres et sécuriser les espaces publics relève d’un défi presque herculéen, qui exige coordination, moyens et volonté politique soutenue.
C’est précisément cette volonté que Félix Tshisekedi entend incarner, en faisant de la transformation urbaine de Kinshasa un marqueur fort de son bilan. Le pari est risqué, mais l’enjeu est à la hauteur : offrir aux Kinois une capitale qui leur ressemble enfin.
