À Ouagadougou, la revue à mi-parcours 2026 du Cadre sectoriel de dialogue Défense-Sécurité a mis en lumière le travail mené par le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, dans un contexte national toujours marqué par des défis persistants. Présidant cette rencontre, il a donné le ton d’une évaluation lucide, mais résolument tournée vers l’action, afin de mesurer les progrès réalisés au premier semestre et d’ajuster les priorités pour la suite de l’année
Sur le terrain, les résultats témoignent d’un engagement soutenu des Forces de défense et de sécurité. Vingt-cinq Brigades anti-criminalité et compagnies républicaines de sécurité (BAC/CRS) ont été opérationnalisées au cours du premier semestre, tandis que 3 535 agents ont été mis à la disposition des FDS et 3 083 Volontaires pour la Défense de la Patrie ont été recrutés et formés, renforçant d’autant le maillage sécuritaire du territoire national. Ces effectifs supplémentaires ont permis de conduire 3 806 contrôles de sécurisation urbaine, 45 608 patrouilles, ainsi que 12 opérations de démantèlement de réseaux terroristes et 10 opérations conjointes de sécurisation menées dans l’espace de l’Alliance des États du Sahel. Autant d’efforts qui ont contribué à porter le taux de reconquête et de sécurisation du territoire national à 74,53 %, une progression notable dans un environnement régional encore fragile.
Conscient que ces résultats ne suffisent pas à eux seuls à traduire la réalité du travail engagé, le Ministre Mahamadou Sana a fait preuve d’une lucidité assumée devant les participants, reconnaissant sans détour les contraintes rencontrées, en matière de mobilisation des ressources, de réalisation de certaines activités structurantes et de persistance des défis sécuritaires sur le terrain. Une transparence qui traduit une méthode de gouvernance fondée sur l’évaluation honnête plutôt que sur l’autosatisfaction, dans un secteur où chaque retard peut avoir des conséquences directes sur la sécurité des populations.
Face à ces contraintes, notamment le déblocage tardif des ressources et l’insuffisance de certains financements, le Ministre a précisé les orientations retenues pour accélérer la cadence : renforcement de la mobilisation des ressources, amélioration du dispositif de gestion des données financières, et promotion accrue de la transparence, de la redevabilité et de la collaboration entre les différents acteurs du secteur.
Ce travail de fond, mené dans des conditions particulièrement difficiles, illustre la détermination du gouvernement à poursuivre le renforcement des capacités opérationnelles, logistiques et humaines des Forces de défense et de sécurité, afin d’atteindre les objectifs fixés pour l’année 2026, dans un pays où la sécurité demeure la condition première de toute autre ambition de développement.
Amen K.
