Après trente ans d’instabilité alimentée par les interventions militaires du Rwanda, la République démocratique du Congo (RDC) s’engage résolument sur le chemin de la paix et diversifie ses partenariats pour atteindre ses objectifs. Parmi ses alliés de choix figure désormais Israël, dont l’armée est reconnue comme l’une des plus avancées, sophistiquées et puissantes au monde.
Pour faire face à l’agression rwandaise et restaurer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire congolais, Kinshasa s’appuie sur Jérusalem. Le 1er septembre 2026, le président Félix Tshisekedi et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu se sont entretenus à Jérusalem. À l’issue de cette rencontre, l’État hébreu a annoncé que les deux dirigeants « se sont engagés à renforcer les liens sécuritaires entre les deux pays ».
Cette coopération offre à la RDC un accès direct à des technologies de pointe et à une expertise reconnue en matière de défense. Israël possède une industrie de défense très avancée, couvrant la défense antimissile, la cyberdéfense et les équipements électroniques. Dans le contexte de l’invasion rwandaise, Kinshasa pourrait bénéficier d’un réseau de renseignement performant pour anticiper et contrer les menaces.
« Je suis heureux d’accueillir notre cher ami, le président de la République du Congo. C’est une grande amitié que nous renforçons, et cette visite contribuera à la consolider davantage », a déclaré Benjamin Netanyahu. Grâce à ce partenariat renforcé, les Forces armées de la RDC (FARDC) pourront tirer parti d’un entraînement tactique spécialisé et de retours d’expérience issus de situations de conflit.
À Jérusalem, Félix Tshisekedi s’est également entretenu avec le président israélien Isaac Herzog. Les échanges ont confirmé, selon le chef de l’État congolais, leur volonté commune de donner une nouvelle dimension à la coopération bilatérale, notamment dans l’agriculture et la sécurité alimentaire, l’eau, la santé, les technologies et l’innovation, la sécurité, la formation et l’investissement.
« Notre ambition est de bâtir avec Israël un partenariat moderne, pragmatique et mutuellement bénéfique, qui ne se mesure pas seulement aux accords que nous signons, mais à leur mise en œuvre et aux résultats qu’ils produisent pour nos deux peuples », a déclaré Félix Tshisekedi.
Au niveau ministériel, Kinshasa et Jérusalem ont réaffirmé leur volonté de « donner une nouvelle impulsion stratégique aux relations bilatérales ». Une dynamique qui place la RDC sur la voie d’une reconstruction durable, alliant sécurité, développement et souveraineté.
Achille Y.
