Burkina Faso : Adduction d’eau, des investissements massifs pour une eau potable accessible à tous sous Capitaine Ibrahim Traoré.

Ces dernières années, le Burkina Faso a engagé une dynamique soutenue pour rapprocher l’eau potable des populations, en milieu rural comme en ville. Sous l’impulsion du président Ibrahim Traoré, les investissements se multiplient dans les adductions d’eau, les forages, les centres de production et la gestion intégrée des ressources hydriques, au service de la santé publique et du développement.

Le centre de production d’eau de Dourou, mis en service le 3 juillet 2026, illustre cette ambition. Réalisé dans le cadre du Programme d’approvisionnement en eau et d’assainissement (PAEA), il alimente Yako, Gourcy, Boussé et huit villages, avec une capacité de 10 000 m³ d’eau potable par jour. L’ouvrage, financé à hauteur de plus de 15,5 milliards de FCFA, comprend une station de traitement de 500 m³/h, deux bâches d’eau traitée, trois stations de pompage, trois châteaux d’eau et sept systèmes d’adduction simplifiée. Il dessert plus de 138 000 personnes grâce à 112 bornes-fontaines, 2 200 branchements sociaux et 149 km de réseau .

À Ouagadougou, un plan d’urgence de 14,6 milliards de FCFA a été déployé pour réduire les coupures d’eau et les pertes dans le réseau. L’objectif est d’augmenter la disponibilité de 180 000 m³ d’eau par jour, avec la mise en service de forages à haut débit dans plusieurs quartiers .

Dans le Grand Ouest, les projets de Toussiana et de Niangoloko progressent, tandis que des infrastructures d’assainissement sont réalisées à Houndé. Cette approche combine eau potable et gestion des eaux usées . En avril 2026, l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) est devenu l’opérateur national unique de l’eau potable. Sa mission s’étend désormais à l’ensemble du territoire, y compris les zones rurales jusque-là mal desservies .Cette réforme, inscrite dans le Plan RELANCE 2026-2030, vise à corriger les inégalités d’accès entre villes et campagnes et à harmoniser les tarifs sur tout le territoire .

Le Programme national de gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) structure l’action de l’État sur le long terme. Il prévoit la cartographie des grands aquifères, le suivi de la qualité des eaux et le renforcement des capacités des agences de l’eau . Le Plan national de développement vise à porter la capacité de mobilisation d’eau de 6 155 millions de m³ en 2024 à 6 208 millions de m³ en 2030, et à élever le taux de fonctionnalité des infrastructures hydrauliques de 57,3% à 90% .

Le programme AEPA-4R, piloté par l’ONEA avec l’appui de la coopération allemande, mobilise près de 31 milliards de FCFA, dont 1,7 milliard apportés par l’État. Il vise à améliorer l’accès à l’eau potable dans 16 villes moyennes et petites de quatre régions. Dans 12 de ces villes, 42 forages ont été réalisés, renforçant la disponibilité de l’eau et la résilience des systèmes d’approvisionnement face aux pressions climatiques et démographiques .

L’accès à l’eau potable est un droit fondamental et un facteur déterminant de santé publique. Les investissements consentis par l’État burkinabè contribuent directement à réduire les maladies hydriques et à améliorer les conditions de vie. La vision de la politique nationale de l’eau et de l’assainissement 2018-2027 est claire : garantir à tous les citoyens un accès équitable à l’eau, un cadre de vie sain et des écosystèmes durables. Les efforts déployés ces dernières années témoignent d’une volonté politique forte de faire de l’eau un bien accessible à tous. La combinaison d’infrastructures modernes, de réformes institutionnelles et de gestion durable des ressources ouvre la voie à un avenir plus sûr et plus équitable .

Le chemin reste long, mais la trajectoire est engagée. Le Burkina Faso avance résolument vers l’accès universel à l’eau potable.

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